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QU’EST CE QUE LE R.A.S.H?

Le RASH (Red and Anarchist Skin Heads) est un réseau informel de skins d’extrême gauche. Il possède des sections un peu partout dans le monde : en Europe, aux USA, mais aussi en Amérique latine et en Asie. Néanmoins, il reste sans structure majeure. Ce réseau de redskins a été, est encore, d’une grande utilité pour développer des idées de gauche dans une scène très gangrenée par l’extrême droite et les « apolitiques de droite ». En ce moment, plusieurs sections travaillent à la création d’une confédération internationale du RASH : il s’agit de renforcer et de formaliser les contacts entre les RASH et les Sharp de tous pays, et de coordonner plus sérieusement les actions et les campagnes à mener au niveau international.

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ET L’ÉCOLE DE LA RUE ?

« C’est là qu’on apprend à mentir, c’est là qu’on apprend à courir, pas besoin de savoir lire, a l’école de la rue », nous chantait OTH dans les années 80. Si ce groupe est très injustement oublié aujourd’hui, l’école de la rue, elle, a toujours autant d’élèves…

Voilà bientôt dix ans que le Collectif Barricata contribue à soutenir, à organiser et à promouvoir la scène  alternative en général, le punk et la oi ! en particulier. À travers un festival annuel (le Barricata Fest’ dont la 10e édition aura lieu les 4 et 5 juin prochains) mais aussi en organisant toute l’année des « petits » concerts de soutien aux sans-papiers, aux squats, aux militants victimes de la répression de l’État, etc.
Si le Collectif Barricata n’est pas une organisation politique au sens propre, c’est en revanche un groupe affinitaire clairement politisé. Nous ne serons jamais de simples consommateurs passifs, voilà donc le premier numéro de « L’Ecole de la rue », notre feuille d’info gratuite. Appartenir aux tribus de la rue, être punk, skinhead antifa ou rocker, n’est pas qu’une affaire de look et de pose, c’est avant tout des choix de vie fondamentaux à défendre au quotidien, hors des normes et de la morale bourgeoise… Et la rue est le terrain de nos luttes !
À l’heure ou le système capitaliste « vacille » sur ces bases financières, on semble découvrir qu’elles sont vérolées jusqu’à l’os. La révolte de la jeunesse grecque, le soulèvement massif et organisé du peuple guadeloupéen, la crainte d’un mouvement social de très grande ampleur font tomber le masque de Mickey des dirigeants de nos « démocraties ». À travers l’affaire de Tarnac, pour ne citer que celle-là, le gouvernement nous envoie, à nous les parias, un message on ne peut plus clair : la répression aveugle attend tous ceux dont la contestation ira trop loin, c’est a dire, au-delà de l’adhésion au NPA. Ainsi, donc, seront considérés comme terroristes tous ceux qui, comme nous, pensent que ce système, qui flingue la planète en affamant les deux tiers de l’humanité pour le profit exclusif d’une infime minorité de possédants, n’est pas réformable !

« L’École de la rue » se donne comme objectif de contribuer à informer notre scène avec ses modestes moyens. De te parler de musique bien sûr, mais aussi de politique. Que les choses soient claires, nous ne roulons pour aucune organisation ni pour aucun parti. Loin de nous l’idée de formater la pensée. Nous faisons confiance au discernement de chacun(e) pour choisir en connaissance de cause son mode d’organisation.

L’école de la rue, notre école a tous, est sauvage, belle et dure a la fois. On y apprend tout, pèle mêle de la solidarité à la fraternité en passant par la peur, la galère, la violence, l’amour, la joie et la mort aussi. Les règles qui la régissent n’ont rien à voir avec leurs lois… You’ll never walk alone !